🧒 Santé de l’enfant 🧠 Maux de tête 💧 Hydratation 📱 Écrans et fatigue visuelle

Maux de tête chez l’enfant : hydratation, fatigue, écrans… et quand consulter

“J’ai mal à la tête” peut apparaître après une journée d’école, une nuit trop courte, un après-midi devant la tablette, un entraînement sportif, un repas sauté ou une infection banale. La plupart des céphalées de l’enfant ne révèlent pas une maladie grave, mais certaines associations de symptômes exigent une évaluation rapide. Le piège consiste à tout attribuer au manque d’eau ou aux écrans sans regarder l’évolution, le contexte, la vision, la fièvre, les vomissements et l’état neurologique.

💡
Une mesure simple est utile seulement si elle s’accompagne d’observation : faire boire, proposer du repos, éloigner les écrans et offrir un repas peuvent soulager une céphalée légère. Mais si la douleur est brutale, inhabituelle, croissante, associée à une nuque raide, des vomissements répétés, une confusion ou un trouble de la vision, il ne faut pas attendre que “ça passe”.
📅 Mis à jour : 16 juillet 2026 • 🩺 Article d’éducation santé complémentaire du suivi pédiatrique

À retenir en 30 secondes

Hydratation insuffisante

Soif, bouche sèche, urines foncées ou peu fréquentes, fatigue et vertiges renforcent l’hypothèse d’un manque d’eau, surtout après chaleur, sport, fièvre ou diarrhée.

Fatigue et sommeil

Coucher tardif, nuits irrégulières, ronflement, stress scolaire ou sommeil insuffisant peuvent favoriser des céphalées de fin de journée.

Écrans et vision

La vision rapprochée prolongée, le manque de pauses, une luminosité inadaptée ou un défaut visuel non corrigé peuvent entraîner fatigue oculaire et douleur frontale.

Les signes associés comptent plus que l’intensité seule

Fièvre avec nuque raide, confusion, trouble neurologique, vomissements répétés, traumatisme crânien ou douleur brutale nécessitent une prise en charge urgente.

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Si les douleurs reviennent, tenez un journal des céphalées. Date, heure, durée, sommeil, repas, boissons, écrans, activité, règles chez l’adolescente, symptômes associés et médicament donné : ces informations aident davantage le médecin qu’une liste de suppositions.

À quoi ressemble le mal de tête d’un enfant ?

Un jeune enfant ne sait pas toujours décrire une douleur pulsatile, une pression, une gêne derrière les yeux ou une sensibilité à la lumière. Il peut simplement devenir irritable, s’allonger, arrêter de jouer, se frotter les yeux ou demander le calme.

Ce que l’enfant peut dire

  • “Ça serre autour de ma tête.”
  • “Ça tape ou ça bat.”
  • “J’ai mal derrière les yeux.”
  • “La lumière ou le bruit me gêne.”
  • “J’ai envie de vomir.”
  • “Je vois flou, des points ou des lumières.”

Ce que le parent peut observer

  • Recherche d’une pièce sombre et silencieuse.
  • Arrêt inhabituel du jeu ou des devoirs.
  • Pâleur, nausée ou vomissement.
  • Irritabilité ou pleurs sans autre explication.
  • Yeux plissés, écran rapproché ou difficulté à lire.
  • Fatigue importante avant ou après la douleur.
🧠
Migraine et céphalée de tension ne se ressemblent pas toujours parfaitement.
La migraine peut être battante, aggravée par l’activité et accompagnée de nausées, de gêne à la lumière ou au bruit. La céphalée de tension est souvent décrite comme une pression plus diffuse. Seul un professionnel peut confirmer le diagnostic.

Les causes fréquentes à vérifier avant de paniquer

Hydratation insuffisante

L’enfant oublie facilement de boire à l’école, pendant le jeu ou durant le sport. Chaleur, fièvre, diarrhée et vomissements augmentent les besoins.

Repas sauté ou trop léger

Un petit-déjeuner minuscule, un déjeuner peu mangé ou une longue période sans alimentation peuvent favoriser faim, faiblesse, irritabilité et céphalée.

Manque de sommeil

Une dette de sommeil, un rythme irrégulier, des écrans tardifs ou une nuit fragmentée peuvent augmenter la sensibilité à la douleur.

Fatigue visuelle ou défaut de vision

Lecture prolongée, écran proche, clignement réduit, éclairage insuffisant, hypermétropie ou astigmatisme peuvent fatiguer les yeux.

Stress et tensions

Contrôle, harcèlement, anxiété, bruit, mâchoire serrée, épaules contractées ou journée très chargée peuvent participer.

Infection banale

Rhinopharyngite, grippe, sinusite, angine ou autre infection virale peuvent associer fièvre, fatigue et maux de tête.

Migraine familiale

Les migraines peuvent débuter dans l’enfance. Des antécédents familiaux, des crises répétées avec nausées ou gêne sensorielle orientent le médecin.

Sport, chaleur ou effort intense

Une hydratation insuffisante, un effort inhabituel, la chaleur ou un repas trop éloigné peuvent déclencher une douleur.

Médicaments ou caféine

Certains traitements, boissons au cola, thé, café ou boissons énergisantes peuvent perturber sommeil et céphalées.

🔎
Une cause simple peut coexister avec une autre. Un enfant peut être peu hydraté, avoir dormi six heures, avoir passé la journée sur un écran et présenter en plus un défaut visuel. Le plan doit être global, sans attribuer automatiquement chaque douleur à une seule cause.

Hydratation : comment savoir si l’enfant boit réellement assez ?

Il n’existe pas une quantité unique valable pour tous les âges, toutes les températures et toutes les activités. Les besoins augmentent avec la chaleur, la fièvre, l’activité physique, les vomissements ou la diarrhée.

Signes plutôt rassurants

  • L’enfant boit régulièrement sans attendre une soif intense.
  • Les urines sont émises plusieurs fois dans la journée.
  • La bouche n’est pas sèche.
  • L’enfant garde son énergie habituelle.
  • Il récupère correctement après le sport.

Signes possibles de déshydratation

  • Soif importante et bouche sèche.
  • Urines foncées, fortes ou moins fréquentes.
  • Fatigue, irritabilité ou vertiges.
  • Yeux creusés ou absence de larmes chez le petit.
  • Maux de tête, faiblesse ou comportement inhabituel.

Les gestes réalistes

  • Préparer une gourde facilement accessible.
  • Proposer de l’eau au réveil, aux repas et après l’activité.
  • Faire boire régulièrement lorsqu’il fait chaud.
  • Prévenir l’enseignant si l’enfant n’ose pas demander à boire.
  • Éviter de remplacer l’eau par sirop, soda ou boisson énergisante.
  • En cas de vomissements ou diarrhée, demander conseil pour une solution de réhydratation orale adaptée.
💧
Faire boire n’est pas un test médical absolu. Une amélioration après de l’eau est rassurante, mais une douleur persistante, répétée ou associée à des signes d’alerte doit être évaluée même si l’enfant semblait peu hydraté.

Écrans : la lumière bleue n’explique pas tout

Les écrans peuvent contribuer aux maux de tête par plusieurs voies : vision rapprochée prolongée, clignement moins fréquent, posture figée, épaules contractées, luminosité ou contraste inadaptés et réduction du temps de sommeil.

Fatigue oculaire

Les muscles de mise au point travaillent longtemps à la même distance. L’enfant peut ressentir lourdeur des yeux, flou, picotements ou douleur frontale.

Posture

Tête penchée, téléphone très bas, nuque fléchie et épaules relevées peuvent entretenir tensions cervicales et céphalées.

Sommeil retardé

Jeux, vidéos et notifications du soir repoussent le coucher et augmentent la dette de sommeil, facteur fréquent de douleur.

Le plan écran le plus utile

  • Faire une pause visuelle régulière, idéalement toutes les vingt minutes.
  • Regarder au loin pendant environ vingt secondes.
  • Garder l’écran à une distance confortable et non collé au visage.
  • Adapter luminosité, contraste et éclairage de la pièce.
  • Alterner travail proche, mouvement et temps dehors.
  • Arrêter les écrans au moins une heure avant le coucher.
👓
Maux de tête après lecture ou écran + vision floue, yeux plissés, rapprochement des objets ou vision double :
faites vérifier la vue. Un défaut visuel non corrigé peut demander un effort d’accommodation important.

Sommeil, fatigue et stress scolaire

Un enfant épuisé peut présenter maux de tête, irritabilité, difficulté à se concentrer et besoin de sucre. Le repos ne se résume pas au nombre d’heures : ronflement, pauses respiratoires, réveils, anxiété et écrans tardifs peuvent dégrader la récupération.

Ce qui soutient la récupération

  • Heure de lever relativement stable.
  • Temps de sommeil adapté à l’âge.
  • Activité physique et lumière du jour.
  • Fin des écrans avant le coucher.
  • Repas réguliers et hydratation suffisante.
  • Temps de parole avant que les soucis arrivent dans le lit.

Ce qui mérite un avis médical

  • Ronflement fréquent ou pauses respiratoires.
  • Endormissements en classe.
  • Céphalées surtout au réveil.
  • Fatigue persistante malgré des horaires adaptés.
  • Pâleur, essoufflement ou palpitations.
  • Baisse scolaire ou comportement brutalement modifié.

Pour approfondir, consultez l’article sur la fatigue de l’enfant et le guide sur les écrans du soir .

Migraine chez l’enfant : les indices à reconnaître

La migraine peut commencer dans l’enfance. Elle se manifeste par crises séparées par des périodes normales. L’enfant cherche souvent le calme, réduit son activité et peut s’endormir, ce qui améliore parfois la douleur.

Signes possibles

  • Douleur modérée ou intense.
  • Sensation pulsatile ou battante.
  • Aggravation par l’effort ou les mouvements.
  • Nausées ou vomissements.
  • Gêne à la lumière ou au bruit.
  • Fatigue ou besoin de dormir après la crise.

Déclencheurs à noter sans créer une chasse alimentaire

  • Manque de sommeil.
  • Déshydratation.
  • Repas sauté.
  • Stress puis relâchement.
  • Chaleur ou effort intense.
  • Variations hormonales chez l’adolescente.
🚫
Ne supprimez pas dix aliments “au cas où”. Une éviction large peut déséquilibrer l’alimentation et augmenter le stress. Un aliment n’est retiré que si le journal montre une relation répétée, discutée avec le médecin ou le diététicien.

Le journal des céphalées : le meilleur outil avant la consultation

À noter Exemple Pourquoi c’est utile Ce qu’il faut éviter
Date, heure et durée Mardi, début à 15 h 30, durée environ deux heures. Repère une fréquence, un horaire scolaire ou une douleur matinale. Écrire “souvent” sans précision.
Localisation et sensation Front, deux tempes, derrière un œil, pression ou battement. Aide le médecin à caractériser la céphalée. Suggérer à l’enfant une réponse qu’il n’a pas donnée.
Symptômes associés Nausée, vomissement, lumière gênante, flou, fièvre, faiblesse. Certains signes orientent vers une migraine, une infection ou une urgence. Oublier un changement neurologique ou un traumatisme.
Sommeil, repas et boissons Couché à 23 h, petit-déjeuner absent, gourde presque pleine au retour. Recherche des déclencheurs modifiables. Conclure trop vite sur une seule journée.
Écrans, lecture et activité Deux heures de console, devoirs sur ordinateur, entraînement sous la chaleur. Repère fatigue visuelle, posture ou déshydratation. Compter les écrans sans noter le sommeil.
Médicament et effet Paracétamol pédiatrique à la dose prescrite, amélioration en quarante-cinq minutes. Évite les prises rapprochées et montre la réponse au traitement. Multiplier les molécules ou oublier l’heure de la prise.
📆
Apportez le journal à la consultation. Le médecin recherche notamment la fréquence, l’évolution, les symptômes associés, les antécédents familiaux, la tension artérielle, la vision et l’examen neurologique.

Que faire lors d’un mal de tête léger sans signe d’alerte ?

1

Interrompre l’activité et observer

Demandez où se situe la douleur, depuis quand elle a commencé et s’il existe fièvre, vomissement, chute, trouble de la vision ou faiblesse.

2

Proposer de l’eau

Quelques prises régulières, sans forcer un grand volume d’un coup. En cas de diarrhée ou vomissements, demandez conseil pour la réhydratation.

3

Proposer un repas ou une collation si nécessaire

Si l’enfant a peu mangé, une option simple peut être utile : pain, fruit, yaourt ou repas habituel, sans surcharge sucrée.

4

Créer du calme

Éteignez les écrans, baissez la lumière, réduisez le bruit et laissez l’enfant se reposer dans une pièce tempérée.

5

Réévaluer l’évolution

La douleur diminue-t-elle ? L’enfant redevient-il lui-même ? De nouveaux symptômes apparaissent-ils ? Une aggravation modifie immédiatement la conduite à tenir.

🌡️
Mesurez la température si l’enfant semble malade.
Un mal de tête avec fièvre importante, nuque raide, vomissements, photophobie, teint inhabituel ou dégradation de l’état général nécessite une évaluation rapide.

Médicaments : les règles de sécurité à ne pas improviser

Un antalgique peut soulager, mais la dose pédiatrique dépend du poids, de l’âge, de la présentation et des contre-indications. Une céphalée récurrente ne doit pas être masquée par des prises répétées sans diagnostic.

Le bon réflexe

  • Privilégier le paracétamol lorsqu’il est indiqué.
  • Utiliser une présentation pédiatrique adaptée.
  • Doser selon le poids et la notice ou l’ordonnance.
  • Noter l’heure et la quantité administrée.
  • Vérifier qu’aucun autre produit ne contient déjà du paracétamol.
  • Demander conseil au pharmacien au moindre doute.

À éviter

  • Alterner plusieurs antalgiques sans avis.
  • Donner une dose adulte “un peu réduite”.
  • Donner de l’aspirine sans prescription médicale.
  • Utiliser de l’ibuprofène en cas de déshydratation ou de varicelle suspectée.
  • Donner un médicament pour chaque douleur sans noter la fréquence.
  • Utiliser des huiles essentielles sur les tempes ou par voie orale chez l’enfant.
💊
Des antalgiques trop fréquents peuvent eux-mêmes entretenir des céphalées. Si l’enfant a besoin de médicament plusieurs jours par semaine, si les prises deviennent régulières ou si l’effet diminue, consultez le médecin au lieu d’augmenter les doses.

Les signes d’alerte : quand consulter rapidement ou appeler les secours

Demandez un avis médical rapide

  • Maux de tête répétés, de plus en plus fréquents ou plus intenses.
  • Douleur qui réveille l’enfant la nuit ou apparaît régulièrement au réveil.
  • Céphalée aggravée par la toux, l’effort, l’éternuement ou le fait de se pencher.
  • Vomissements associés, surtout s’ils se répètent.
  • Vision floue, vision double ou autre symptôme oculaire.
  • Problème d’équilibre, coordination inhabituelle ou changement de comportement.
  • Retentissement sur l’école, le sport ou les activités.
  • Besoin fréquent d’antalgiques.
  • Douleur après un traumatisme crânien, même si elle semble modérée.

Appelez le 15 ou le 112

  • Mal de tête brutal, extrêmement intense et inhabituel.
  • Confusion, difficulté à parler, faiblesse ou paralysie d’un côté.
  • Convulsion, perte de connaissance ou enfant difficile à réveiller.
  • Fièvre avec raideur de la nuque, photophobie ou altération marquée de l’état général.
  • Vomissements en jet ou répétés avec somnolence inhabituelle.
  • Vision double soudaine, pupilles inhabituelles ou trouble neurologique.
  • Traumatisme crânien avec aggravation, vomissements, confusion ou comportement anormal.
  • Éruption violacée ne disparaissant pas à la pression avec fièvre et céphalée.
🚑
Ne conduisez pas seul si l’enfant présente un trouble de conscience, une convulsion, une difficulté respiratoire ou un déficit neurologique.
Appelez le 15 ou le 112 et suivez les consignes du médecin régulateur.

Après un choc sur la tête : les maux de tête ne se banalisent pas

Une chute, un choc sportif, un accident de vélo ou un coup contre un meuble peut provoquer une commotion cérébrale même sans perte de connaissance.

À surveiller

  • Douleur qui augmente.
  • Nausées ou vomissements.
  • Vertiges, vision trouble ou difficulté à marcher.
  • Confusion, lenteur ou comportement inhabituel.
  • Somnolence croissante ou difficulté à réveiller l’enfant.
  • Convulsion ou mouvement anormal.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Renvoyer immédiatement au sport.
  • Masquer la douleur pour terminer le match.
  • Laisser l’enfant seul alors que les symptômes évoluent.
  • Attendre plusieurs jours en cas d’aggravation.
  • Minimiser parce qu’il n’y a pas eu de perte de connaissance.
🏥
Après un traumatisme, une aggravation du mal de tête, des vomissements répétés, une confusion, une difficulté à marcher ou à voir justifient une évaluation urgente.

Le plan d’observation sur 7 jours

1

Jour 1 : démarrer le journal

Notez la douleur, les symptômes associés, le sommeil, les repas, l’hydratation, les écrans et le contexte scolaire.

2

Jour 2 : rendre l’eau visible

Préparez une gourde, vérifiez qu’elle est accessible et demandez à l’enfant à quels moments il peut réellement boire.

3

Jour 3 : stabiliser les repas

Évitez de sauter le petit-déjeuner ou le déjeuner, et prévoyez une collation simple si l’intervalle jusqu’au dîner est long.

4

Jour 4 : instaurer les pauses visuelles

Alternez écran, regard au loin, mouvement et temps extérieur. Observez si la douleur apparaît surtout après le travail de près.

5

Jour 5 : avancer le coucher

Réduisez les écrans du soir et vérifiez si une nuit plus longue modifie la douleur du lendemain.

6

Jour 6 : observer posture et vision

L’enfant se rapproche-t-il ? Plisse-t-il les yeux ? A-t-il mal après lecture ? Sa nuque est-elle constamment fléchie ?

7

Jour 7 : décider sans prolonger l’incertitude

Si les douleurs persistent, récidivent, nécessitent des médicaments ou présentent un signe d’alerte, prenez rendez-vous et apportez le journal.

⚠️
Ce plan n’est réservé qu’aux céphalées légères, sans signe d’alerte. Il ne faut jamais attendre sept jours devant une douleur brutale, une fièvre avec nuque raide, un trouble neurologique ou une aggravation après un choc.

Les erreurs qui entretiennent ou masquent le problème

Tout attribuer aux écrans

Les écrans peuvent contribuer, mais n’expliquent pas fièvre, raideur de nuque, déficit neurologique, vomissements persistants ou douleur après traumatisme.

Forcer des litres d’eau

L’hydratation doit être régulière. Boire énormément d’un coup ne traite pas toutes les céphalées et peut provoquer nausée ou inconfort.

Donner un médicament sans noter la fréquence

Le parent finit par perdre le nombre de jours traités et retarde l’évaluation d’une céphalée récurrente.

Supprimer gluten, lait ou chocolat au hasard

Les évictions non ciblées compliquent l’alimentation et ne remplacent pas un diagnostic médical.

Ignorer la vue

Un enfant ne sait pas toujours qu’il voit flou. Il peut simplement rapprocher l’écran, éviter la lecture ou se plaindre de la tête.

Normaliser une douleur qui gêne l’école

Une céphalée qui provoque absences, passages répétés à l’infirmerie ou arrêt du sport mérite un bilan.

Compléments, huiles essentielles et “détox” : ce qu’il faut éviter chez l’enfant

Le magnésium, la vitamine B2 ou d’autres approches peuvent parfois être discutés dans des migraines diagnostiquées, mais ils ne doivent pas être donnés au hasard. Une céphalée est un symptôme, pas une preuve de carence.

À ne pas improviser

  • Magnésium à forte dose provoquant diarrhée et déshydratation.
  • Fer sans bilan médical.
  • Huiles essentielles sur les tempes, sous le nez ou par voie orale.
  • Baumes adultes contenant menthol, camphre ou substances irritantes.
  • Plantes “circulatoires” ou sédatives.
  • Jeûne, cure de jus ou “détox du foie”.

La bonne séquence

  • Identifier les signes d’alerte.
  • Consulter si les douleurs se répètent.
  • Confirmer le type de céphalée.
  • Corriger sommeil, repas, eau, écrans et stress.
  • Discuter tout complément avec le médecin ou le pharmacien.
  • Évaluer l’efficacité avec le journal des crises.

Le rôle réaliste de la naturopathie

La naturopathie peut aider à organiser l’hydratation, les repas, les pauses visuelles, le sommeil, l’activité physique et la gestion du stress. Elle ne diagnostique pas une migraine, une méningite, une hypertension intracrânienne, une commotion ou un trouble visuel.

Ce qu’elle peut accompagner

  • Création d’un journal des céphalées.
  • Rythme des boissons et des repas.
  • Réduction progressive des écrans.
  • Posture, mouvement et temps à l’extérieur.
  • Routine de sommeil cohérente.
  • Orientation vers médecin, pédiatre ou ophtalmologiste.

Ce qu’elle ne doit pas faire

  • Affirmer qu’un mal de tête vient de la “toxémie”.
  • Retarder une consultation urgente.
  • Prescrire ou modifier un médicament.
  • Faire arrêter des lunettes ou un traitement.
  • Promettre une guérison par une huile essentielle.
  • Minimiser un traumatisme crânien ou un déficit neurologique.

Maillage interne Naturolax : poursuivre autour de la fatigue et du rythme de l’enfant

Questions fréquentes

Les écrans provoquent-ils directement les maux de tête ?

Ils peuvent y contribuer par fatigue oculaire, posture, travail rapproché prolongé et réduction du sommeil. Mais une céphalée répétée ou associée à des signes inhabituels ne doit pas être attribuée automatiquement aux écrans.

Combien d’eau donner lorsqu’un enfant a mal à la tête ?

Proposez de petites prises régulières. La quantité dépend de l’âge, du poids, de la chaleur et de l’activité. En cas de vomissements, diarrhée ou signes de déshydratation, demandez rapidement un avis professionnel.

Un enfant peut-il avoir une migraine ?

Oui. La migraine peut commencer pendant l’enfance et s’accompagner de nausées, vomissements, gêne à la lumière ou au bruit et aggravation avec l’activité. Le diagnostic est médical.

Faut-il consulter si le mal de tête disparaît avec du repos ?

Une douleur isolée, légère et complètement résolutive peut être surveillée. Consultez si elle revient, devient plus forte, perturbe l’école ou s’accompagne de symptômes inhabituels.

Peut-on donner du paracétamol ?

Le paracétamol est généralement privilégié lorsqu’un antalgique est nécessaire. La dose doit être adaptée au poids, à la présentation et aux contre-indications. Respectez la notice, l’ordonnance et demandez conseil au pharmacien en cas de doute.

Le mal de tête après l’école peut-il venir des yeux ?

Oui. Un effort visuel prolongé ou un défaut visuel non corrigé peut provoquer fatigue oculaire, flou et maux de tête. Une consultation est utile si l’enfant plisse les yeux, rapproche les supports ou se plaint après la lecture.

Quand une céphalée matinale est-elle inquiétante ?

Une douleur matinale répétée, surtout avec vomissements, troubles visuels, réveils nocturnes ou aggravation progressive, doit être évaluée rapidement par un médecin.

Le stress peut-il provoquer de vrais maux de tête ?

Oui. Stress, anxiété, tension musculaire et manque de sommeil peuvent contribuer à de vraies céphalées. Cela ne signifie pas que la douleur est imaginaire ni qu’il faut exclure une cause médicale.

Hydrater, reposer et observer… sans rater les signaux qui changent tout

Une gourde, un repas régulier, des pauses visuelles et une meilleure nuit peuvent suffire lorsque la douleur est légère et occasionnelle. Mais un mal de tête répétitif, progressif, nocturne, post-traumatique ou associé à des signes neurologiques appartient au médecin. Une consultation naturopathique ne remplace pas le pédiatre, mais elle peut aider la famille à corriger les facteurs quotidiens et à préparer un journal vraiment utile.

Sources principales

⚠️
Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation avec un médecin, pédiatre, pharmacien, ophtalmologiste, neurologue ou service d’urgence. La naturopathie accompagne l’hygiène de vie sans diagnostiquer une migraine, une méningite, une hypertension intracrânienne, une commotion, une tumeur, un trouble visuel ou une déshydratation sévère. Consultez rapidement si les douleurs se répètent, s’aggravent, réveillent l’enfant, apparaissent au réveil, sont aggravées par la toux ou l’effort, s’accompagnent de vomissements, de troubles visuels, d’un changement de comportement, d’un problème d’équilibre ou surviennent après un choc. Appelez le 15 ou le 112 en cas de douleur brutale et extrêmement intense, fièvre avec raideur de nuque, confusion, trouble de la parole, faiblesse d’un côté, convulsion, perte de connaissance, enfant difficile à réveiller, vomissements répétés avec somnolence, trouble neurologique ou aggravation après un traumatisme crânien. Ne donnez pas d’aspirine à un enfant sans avis médical. N’utilisez pas d’ibuprofène en cas de déshydratation ou de varicelle suspectée, et ne mélangez pas les antalgiques sans avis professionnel.

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